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Mieux encore à rester enfant? Fées et dragons, sorcières ou princesses : comment ne pas imaginer voler au secours des plus faibles et se battre contre les « méchants »

Qui peut se targuer d’avoir définitivement ôté l’armure du preux chevalier sans peur et sans reproche?

C’est bien plus tard, alors qu’on est élevé au grade de Père, puis de Grand-Père, que l’on peut mesurer l’importance de ces voyages à travers l’enfance. Le conte revêt un caractère indispensable. Il est capable d’endormir nos tendres chérubins en les plongeant dans le tourbillon de ces filtres magiques, où le bien et le mal se côtoient, s’assemblent et se repoussent.

Le conte nous permet-il d’extérioriser nos angoisses? Une chose est certaine : les rêves d’enfants nous aident tôt ou tard à grandir

 

Erick Margouet

Casse-Noisette : Chorégraphie - Erick Margouet

 

Tout en souhaitant rester fidèle à la partition de Tchaïkovski, j’ai cependant voulu faire référence à des images propres à la personnalité d’Hoffman.

La musique légère et tourmentée de Tchaïkovski ressemble à la vie de ce magicien de génie qu’était Hoffman. A travers les personnages de ses contes, de Coppelius à Drosselmayer et bien d’autres, Hoffman relate les malheurs de sa vie, mais avec cependant plein d’amour et de tendresse.

J’ai eu ainsi le désir de partager un moment d’intimité avec ces deux êtres d’exception, Hoffman et Tchaïkovski.

C’est bien plus tard dans la vie, lorsqu’un peu vieilli et assagi par le temps, que le conte nous livre quelques-uns de ses secrets, un peu oubliés dans l’une des multiples cases de notre mémoire. Le conte nous aiderait-il à grandir?

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